Les catholiques américains relancent leur solidarité avec l’Église d’Afrique

 

Les évêques mettent en avant 97 projets de formation, d’évangélisation et de paix financés en 2025






Sainte du jour : sainte Marie-Madeleine

Marie de Magdala suivit Jésus durant son ministère et demeura présente au moment de la crucifixion. Selon l’Évangile de Jean, elle fut la première à rencontrer le Christ ressuscité et reçut la mission d’annoncer la nouvelle aux disciples. Cette responsabilité lui valut le titre d’« apôtre des apôtres ». En 2016, sa mémoire liturgique du 22 juillet fut élevée au rang de fête dans l’Église universelle.

Summary

The United States Conference of Catholic Bishops is encouraging American Catholics to support the Solidarity Fund for the Church in Africa. In 2025, the fund awarded 97 grants totaling more than three million dollars for evangelization, catechist formation, peacebuilding, anti-trafficking programs and sustainable Church development. The campaign reflects Pope Leo XIV’s call for reconciliation and closer unity with rapidly growing African Catholic communities.

Article

La Conférence des évêques catholiques des États-Unis a relancé, le 21 juillet, son appel en faveur du Fonds de solidarité pour l’Église en Afrique. La campagne fait directement écho au voyage de dix jours accompli par Léon XIV sur le continent africain en avril et à ses appels en faveur de la paix, de la réconciliation et du dialogue interreligieux.

Créé il y a près de vingt ans, le fonds finance des projets pastoraux dans des Églises locales où le nombre de fidèles augmente rapidement, mais où les ressources matérielles demeurent faibles. En 2025, il a accordé 97 subventions représentant plus de trois millions de dollars. Plusieurs diocèses américains organiseront une collecte spéciale durant l’été.

Les projets retenus permettent de mesurer la diversité des besoins. Au Mali, plus de 200 jeunes adultes ont participé à un camp biblique consacré à la paix, à la justice, à la miséricorde, à la liberté religieuse et au dialogue avec les musulmans.

Au Soudan, 223 catéchistes laïcs des monts Nouba et de la région d’Abyei ont suivi une formation de trois mois. Dans des territoires marqués par la guerre, les déplacements de population et le manque de prêtres, ces catéchistes assurent une part essentielle de la préparation aux sacrements et de l’accompagnement des communautés.

Dans la Corne de l’Afrique, le fonds a soutenu la formation de responsables religieux à la prévention de la traite des êtres humains et à l’aide aux victimes. Au Burkina Faso, des représentants des quinze diocèses ont travaillé sur l’autonomie financière de leurs institutions. En République centrafricaine, des religieuses marianistes ont formé des volontaires et leur ont fourni des bicyclettes afin qu’ils puissent distribuer des bibles et des chapelets dans des villages difficilement accessibles.

La communication officielle de l’épiscopat insiste sur la communion entre les Églises et sur la réponse à l’appel de Léon XIV. OSV News met davantage en avant le contraste entre la croissance rapide du catholicisme africain et l’ampleur de ses besoins humains et matériels. Les deux approches se complètent : la première parle de responsabilité ecclésiale, la seconde d’un déplacement progressif du centre de gravité catholique mondial.

Cette information reste largement cantonnée à la presse catholique et n’a pas suscité de traitement politique polarisé sur Ground News. Elle rappelle pourtant une particularité importante du catholicisme américain : sa capacité à mobiliser rapidement des ressources financières, des fondations et des collectes paroissiales au service d’actions internationales.

Une telle solidarité doit cependant éviter deux écueils. Le premier serait de considérer les Églises africaines comme de simples bénéficiaires passifs de la générosité occidentale. Elles sont déjà des forces missionnaires et spirituelles majeures. Le second serait de réduire la coopération à un transfert d’argent, sans véritable relation entre les diocèses, les prêtres, les religieux et les fidèles.

Marie-Madeleine reçut la mission de transmettre une nouvelle qu’elle ne pouvait garder pour elle. À sa manière, cette collecte pose la même question aux catholiques américains : que font-ils de ce qu’ils ont reçu ?

Note culturelle

Les collectes nationales constituent une dimension caractéristique du catholicisme américain. Les fidèles peuvent contribuer dans leur paroisse, mais aussi par l’intermédiaire de plateformes numériques telles que #iGiveCatholic. L’enveloppe dominicale cohabite désormais avec le don en ligne, ce qui est moins romantique qu’une quête dans une église de campagne, mais sensiblement plus pratique depuis un téléphone.

Sources

Conférence des évêques catholiques des États-Unis, OSV News et recherche comparative dans Ground News.

Pour aller plus loin

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Les collectes internationales constituent-elles le meilleur moyen de construire une véritable solidarité entre les Églises américaines et africaines ? Partagez votre avis et vos expériences de jumelages ou de projets missionnaires.

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